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Edvige : Alliot-Marie prête à faire une concessionLa ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, s’est montrée prête à faire une concession au sujet du fichier Edvige. Elle pourrait bien accorder « le droit à l’oubli » pour les mineurs. Cette annonce intervient après de nouvelles interrogations, soulevées par des membres de la majorité.
La ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, s’est dite prête à proposer aux associations opposées au fichier Edvige le « droit à l'oubli » pour les mineurs. Ceci permettrait d’effacer du fichier ceux qui n'auraient participé à aucun délit après un certain temps.
« Je pense, effectivement, qu'on peut limiter le temps pendant lequel les indications (sur ces mineurs) sont maintenues dans le fichier ». Selon elle, des mineurs se retrouvent dans le fichier dès 13 ans si « ils se trouvent dans un certain nombre de groupes extrêmement violents ou participant à des trafics de drogue, mais si, par la suite, ils ont des conduites exemplaires, il n'y a aucune raison pour que cela les suive toute leur vie ».
Elle a ainsi appelé un certain nombre d’associations en vue d’une éventuelle rencontre, dont la Cnil (Commission informatique et libertés), particulièrement hostile au fichier.
Elle a toutefois précisé qu'elle n'envisageait aucunement de supprimer Edvige, en notant que « très peu de personnes » le demandaient. Les doutes de Claude Guéant et Rama Yade
Un peu plus tôt dans la journée, le secrétaire de l’Elysée Claude Guéant avait reconnu qu’il fallait « mieux expliquer » la réalité de ce fichier. « Il faut incontestablement mieux expliquer ce qu'est sa réalité. De toute façon, c'est un projet qui est soumis au Conseil d'Etat. On en saura donc davantage après la décision du Conseil d'Etat », a-t-il ajouté.
La secrétaire des Droits de l’Homme, Rama Yade, a également exprimé son inquiétude à ce sujet. « Des précisions sont nécessaires, des clarifications sont utiles notamment sur cette question des orientations (sexuelles) et je compte, et j'espère, que le Conseil d'Etat apportera cette précision là ».
Hier déjà, Hervé Morin avait émis des réserves au sujet du fichier Edvige. Mardi 9 Septembre 2008
Source: Ouest-France
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